Experts en détection gaz et protection respiratoire
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages
portfolio
acf-field
text-blocks
Nettoyage ozone dangers et equipement de protection, masque à gaz et détecteur O3
24 Août 2020

Si on entend beaucoup parler de pic de pollution à l’ozone ou encore de la couche d’ozone protégeant la planète des rayons UV, une facette de ce gaz est très méconnue : le nettoyage à l’ozone. Cette technique de désinfection et de nettoyage est de plus en plus pratiquée par les professionnels, notamment depuis le début de la crise sanitaire liée à la crise Covid-19. On fait le point sur la technique du nettoyage à l’ozone, les dangers d’une exposition à ce gaz et les moyens de protection disponibles pour les travailleurs exposés.

Qu’est-ce que le nettoyage à l’ozone?

 

La technique du nettoyage à l’ozone

 

Le nettoyage à l’ozone (O3) est une technique simple : elle consiste à appliquer ce gaz dans une pièce, un endroit fermé ou un véhicule via un générateur d’ozone (ou ozoneur) et de le laisser agir jusqu’à sa dégradation en oxygène (O2). Grâce à son pouvoir d’oxydation l’O3 désinfecte en éradiquant les virus, les bactéries, les parasites et les champignons présents sur toutes les surfaces d’une pièce et en suspension dans l’air.

 

Pour être efficace, le procédé de nettoyage à l’ozone demande une concentration de 10 à 20 ppm d’ozone dans l’air ambiant de l’environnement clos concernée. Ce niveau de concentration engendre un danger létal pour toute personne présente dans la pièce concernée. Cette opération doit donc être réalisée dans un espace sans aucun occupant durant toute la durée du traitement. Puis une aération du site ou un recyclage de l’air doit être opéré pour garantir la sécurité des futurs occupants.

 

Malgré ces impératifs, la technique du nettoyage à l’ozone pulvérisé ou à l’eau ozonée s’est développée en milieu hospitalier et est désormais présente dans divers domaines (nettoyage des véhicules, nettoyage de bureaux, chambres d’hôtel, etc.). Cette pratique gagne en popularité car elle évite l’utilisation de produits toxiques et polluants, elle est simple à effectuer et détruit les odeurs rapidement. Aujourd’hui il est même possible d’utiliser cette technique chez soi avec un générateur d’ozone pour particuliers.

 

 

Le nettoyage à l’ozone face au coronavirus

 

La crise sanitaire liée au coronavirus a développé la pratique du nettoyage à l’ozone. La technique est particulièrement prisée car elle permet de réaliser facilement une décontamination complète de lieux complexes à désinfecter comme les bureaux, les lieux de réception du public ou encore les transports en commun.

 

Si les alternatives sont nombreuses pour procéder à la désinfection des lieux potentiellement contaminés par la COVID-19 (virucides, vapeur sèche, rayons UV, plasma froid, bombes aérosols), le nettoyage à l’ozone présente certains atouts :

 

  • L’utilisation d’O3 détruit les micro-organismes de toutes sortes (bactéries, virus, spores) et assainit toutes les surfaces ainsi que l’air ambiant contaminé par le coronavirus.
  • Les ozonateurs sont disponibles à des prix abordables pour toutes les entreprises et collectivités.
  • Le nettoyage à l’ozone peut être effectué par un seul intervenant.
  • C’est une technique non polluante.

 

 

Les dangers du nettoyage à l’ozone

 

Le gaz ozone

 

L’ozone, ou trioxygène (numéro CAS 10028-15-6) est une substance chimique composée de 3 atomes d’oxygène qui se décompose rapidement en oxygène (dioxygène, O2) dans l’air ambiant. Sous forme gazeuse, liquide ou dilué dans l’eau, l’ozone est une substance toxique, corrosive et potentiellement comburante. Sous forme gazeuse, l’O3 est un gaz incolore ou légèrement bleuté (lorsqu’il est pur) qui dégage une odeur ressemblant à la javel ou au chlore et peut être détecté par l’odorat humain dès 0,01 ppm.

 

L’ozone est une des substances chimiques ayant le plus grand pouvoir d’oxydation (52% plus efficace que le chlore (Cl2) par exemple avec un effet nettoyant beaucoup plus rapide). Le pouvoir oxydant du trioxygène en fait notamment un agent microbien possédant un très large spectre d’action. Reconnu pour ses qualités oxydantes et désinfectantes il est utilisé dans la désinfection de l’eau potable, le traitement des eaux usées, le traitement des plaies en médecine (propriétés antiseptique et bactéricide), le traitement de l’eau de piscine (désinfectant) le nettoyage en blanchisserie, en papeterie (agent blanchissant), dans l’industrie agroalimentaire (désinfection et nettoyage d’équipements et de produits alimentaires), ou encore en agriculture (action antiparasitaire sur les stocks de grains).

 

 

Les dangers de l’exposition à l’ozone

 

Le pouvoir oxydant exploité par le procédé de nettoyage à l’ozone représente un véritable danger pour la santé. En effet, une exposition à certaines concentrations d’ozone peut avoir des effets sur la santé des travailleurs réalisant le nettoyage, ou sur la santé des personnes se trouvant dans l’endroit nettoyé et mal aéré suite au procédé.

 

L’exposition à l’ozone passe principalement via les voies respiratoires, mais peut également toucher la peau est les yeux résultant en une irritation des yeux, des muqueuses, provoquant des œdèmes pulmonaires, et une atteinte des organes respiratoires. Selon la concentration du gaz dans l’air, les personnes présentes peuvent être sujettes à une difficulté respiratoire, de la toux, une dyspnée, des douleurs thoraciques, une hypersécrétion bronchique ou encore de l’essoufflement jusqu’à 48 heures après l’exposition. Lorsque la concentration en trioxygène dans l’air ambiant atteint 5 ppm, elle représente un danger immédiat pour la vie ou la santé (DIVS).

 

Par ailleurs, une exposition chronique à l’ozone utilisé lors de procédés de nettoyage peut provoquer des effets pulmonaires respiratoires néfastes (atrophie des parois alvéolaires, fibrose, bronchopathies, dyspnées) et peut atteindre le système neurologique (maux de tête, troubles de la mémoire, atteinte neuromusculaire).

 

Pour parer à ces dangers dus au nettoyage à l’ozone, en France l’INRS fixe de manière indicative les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) au trioxygène comme suit: 0,1 ppm pour la VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle sur une journée de travail de 8 heures) et 0,2 ppm pour la VLEP CT (valeur limite d’exposition professionnelle une courte durée).

 

 

L’équipement de protection pour le nettoyage à l’ozone

 

Les intervenants réalisant un nettoyage à l’ozone peuvent être de manière récurrente et/ou fortement exposés à des concentrations d’ozone particulièrement dangereuses. C’est pourquoi il est nécessaire que ces personnes disposent d’un équipement de protection adéquat : une protection respiratoire et un détecteur d’ozone.

 

Une protection respiratoire contre l’ozone

 

Face à un air ambiant pollué durant un processus de nettoyage à l’ozone ou après celui-ci, le port d’un masque de protection respiratoire permet d’assurer la sécurité des travailleurs procédant à la tâche.

 

Masque à gaz pour nettoyage ozone Drager X-plore 5500L’utilisation d’un masque à gaz complet (couvrant entièrement le visage) est recommandée pour parer à l’irritation des yeux. Cette protection respiratoire filtrante doit être équipé de cartouches filtres ABEK2 Hg CO P3 ou ABEK2 NO P3. Ces filtres combinés pour masque à gaz offrent une protection contre les gaz et vapeurs organiques, inorganiques et acides, l’ammoniac et ses dérivés organiques, les vapeurs, composés et dérivés de mercure, le monoxyde de carbone (CO), les particules solides, liquides, radioactives, toxiques et les micro-organismes.

 

L’équipement de travailleurs réalisant des nettoyages à l’ozone avec une protection respiratoire filtrante (masque à gaz) est une pratique courante apportant un certain niveau de protection. Cependant il est nécessaire de noter que l’ozone, par ses propriétés oxydantes et corrosives, réagit avec le charbon actif et l’hopcalite composant généralement les filtres de masques à gaz. La mise en contact de l’ozone et de ces composants provoque leur oxydation et donc réduit la capacité du filtre plus rapidement qu’en conditions normales d’utilisation. Une cartouche filtrante utilisée pour la protection respiratoire lors de nettoyages à l’ozone aura donc un temps de claquage plus rapide et devra être changée plus souvent.

 

Le port d’un appareil respiratoire isolant ARI est également préconisé en cas de très fortes concentrations d’ozone en endroit clos. Une intervention de secours par exemple demandera l’utilisation d’un ARI complet permettant d’isoler complètement l’intervenant de l’atmosphère dans lequel il évolue (air respirable provenant d’une bouteille d’air comprimé).

 

Par ailleurs, quelque soit l’équipement de protection respiratoire utilisé, une inspection de l’état du masque à gaz ou de l’ARI devra être réalisée après chaque utilisation en situation. En effet, l’exposition à l’ozone de certains matériaux est susceptible de les dégrader par oxydation. Par exemple, à de fortes concentrations, le caoutchouc, le néoprène, le polyamide et les polypropylènes ne sont pas résistants à l’O3 sous forme gazeuse ou dilué. L’inspection et la maintenance de l’équipement de protection respiratoire permettra de surveiller la potentielle dégradation de certains éléments due à l’ozone et garantira la sécurité du porteur.

 

 

Un détecteur de gaz ozone

 

L’odeur d’ozone est perceptible par l’odorat humain cependant la perception olfactive ne remplace pas une mesure claire de la concentration du gaz dans une pièce ou un environnement clos. Pour préserver la santé des intervenants durant toutes les phases du nettoyage à l’ozone, il est donc nécessaire de disposer d’un équipement capable de mesurer précisément la présence de trioxygène dans l’air.

Detecteur gaz O3 nettoyage ozone Dräger Pac 8000

 

Pour la détection d’ozone résiduel suite à un nettoyage, nous recommandons un simple détecteur de gaz portable monogaz. Le port d’un détecteur monogaz par la personne procédant au nettoyage permettra de l’alerter lorsque la concentration du gaz atteint un niveau dangereux. Les détecteurs monogaz portables comme le détecteur PAC 8000 ozone de Dräger sont peu encombrants, sont faciles d’utilisation et maximisent la sécurité des équipes grâce à leurs alarmes visuelles, vibrantes et sonores se déclenchant à 0,1 et 0,2 ppm.

 

Le danger CO2 dans les bars et les brasseries
Changement des VLEP au 1er juillet 2020

Postez un commentaire

*

Contactez-nous